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Produit22 août 20268 min

Comment une plateforme multimodale unifie la formation

Le mécanisme, expliqué simplement : comment une seule notion de séance absorbe le présentiel, l'hybride et la distance, et ce que cela change pour l'enseignant, la scolarité et la direction.

Écrit par Équipe EFAIX · Pour Responsables pédagogiques et directions d'établissement scolaire

Comment une plateforme multimodale unifie la formation

Quand un établissement dit vouloir unifier sa formation, il ne demande pas un outil de plus. Il demande que la question combien de séances ont eu lieu cette semaine ait une réponse, alors qu'aujourd'hui elle en a trois : celle de l'emploi du temps, celle de l'outil de visioconférence et celle du dossier où sont rangés les enregistrements.

L'unification opérée par une plateforme de formation multimodale repose sur un principe unique, et il est plus simple qu'il n'y paraît : la modalité cesse d'être ce qui décide où la séance existe, pour devenir une simple caractéristique de la séance. Tout le reste en découle.

Voici comment ce mécanisme fonctionne, et ce qu'il change concrètement pour l'enseignant, pour la scolarité et pour la direction. Si vous êtes déjà en phase de comparaison entre plateformes, les critères à vérifier en démonstration sont réunis dans notre article sur les points clés d'une plateforme de formation multimodale.

Sur quel principe repose l'unification ?

Sur une seule notion de séance. Une séance porte un cours, un groupe, une date, un horaire et une nature. Cette nature vaut séance en présentiel, séance en ligne ou enregistrement mis à disposition. Rien d'autre ne change entre les trois cas : ni le cours auquel la séance appartient, ni le groupe concerné, ni l'entrée du calendrier.

C'est ce choix de modélisation qui rend l'unification possible. Tant que le présentiel est un créneau d'emploi du temps et la distance un lien de visioconférence, aucun total commun n'existe, parce que les deux objets ne sont pas de même nature.

Comment le présentiel entre-t-il dans le système ?

Il y entre comme une séance dont la nature est le présentiel. L'enseignant retrouve son créneau dans le calendrier du cours, relève l'assiduité de son groupe, publie ses supports et crée les devoirs qui suivent la séance, exactement comme il le ferait pour une séance à distance.

L'apport n'est pas de digitaliser le cours en salle, qui n'en a pas besoin, mais de faire exister ses traces au même endroit que les autres : ce qui a été enseigné, qui était là, ce qui a été demandé pour la fois suivante.

Comment la distance et l'hybride sont-ils absorbés ?

La séance à distance est une séance dont la nature est en ligne. Elle s'appuie sur l'outil de visioconférence déjà utilisé par l'établissement, Google Meet, Zoom, Teams, Webex ou un autre lien : la plateforme décrit la séance, l'outil externe porte le flux vidéo. L'établissement ne change donc pas ses habitudes de réunion en changeant de LMS.

L'hybride, lui, n'a besoin d'aucun traitement particulier, et c'est précisément le signe que la modélisation est correcte. Un groupe dont une partie est en salle et l'autre à distance suit une seule séance, avec un seul relevé d'assiduité et une seule liste de supports. L'hybride cesse d'être un cas spécial dès que la modalité est un attribut plutôt qu'un aiguillage.

Que deviennent les enregistrements ?

Ils deviennent une troisième nature de séance, à part entière. Un enregistrement déposé est rattaché au cours et au groupe, prend sa place dans la chronologie, et devient consultable par les personnes concernées sans partage de lien ni gestion de droits à la main.

Ce rattachement règle deux situations que les dossiers partagés traitent mal : l'apprenant absent qui doit rattraper une séance précise, et la révision de fin de semestre, où retrouver le bon enregistrement suppose de savoir à quelle séance il correspond.

Comment le suivi de l'assiduité reste-t-il cohérent ?

Parce qu'il ne dépend pas de la modalité. Le relevé d'assiduité porte sur la classe, l'apprenant et la date de cours, avec trois statuts, présent, absent ou en retard, le retard étant chiffré en minutes. Ce modèle est identique que la séance ait eu lieu en salle ou en ligne.

Le résultat pratique est un cumul d'absences qui a du sens sur un semestre entier, même dans un groupe dont l'organisation a changé plusieurs fois. C'est rarement le cas quand chaque modalité tient son propre registre, puisque personne ne peut alors additionner des lignes qui ne décrivent pas la même chose.

Que change l'unification pour chaque acteur de l'établissement ?

Pour l'enseignant, un seul endroit où préparer, publier, relever et corriger, quelle que soit la manière dont le cours se déroule. Il n'a plus à se demander si le devoir de la semaine appartient au dossier du cours en ligne ou à celui du cours en salle.

Pour la scolarité, la fin des consolidations manuelles entre plusieurs sources. Pour la direction, une réponse chiffrée à des questions qui restaient jusque-là sans réponse fiable : combien de séances ont été assurées par groupe, combien ont été reportées, et où l'assiduité n'a pas été relevée. Une séance reportée conservant la trace de sa date initiale, le décompte reste juste après plusieurs déplacements.

Ce que l'unification ne résout pas

Elle ne remplace pas une décision d'organisation. Une plateforme peut décrire une séance hybride ; elle ne dira pas à l'établissement quelles matières se prêtent à l'hybride, ni combien de séances à distance sont pédagogiquement acceptables dans un semestre.

Elle ne compense pas non plus l'absence de saisie. Si les relevés d'assiduité ne sont pas faits, l'unification produit un total unique et vide plutôt que trois totaux partiels. C'est pourquoi la rapidité du relevé quotidien compte davantage que la richesse des tableaux de bord.

Ce que l'unification produit concrètement

  • Une seule notion de séance pour le présentiel, la distance et l'enregistrement
  • Un seul calendrier de cours, sans lien collé dans une annonce
  • L'outil de visioconférence de l'établissement conservé tel quel
  • L'hybride traité sans cas particulier, avec un relevé unique
  • Les enregistrements rattachés à la séance dont ils proviennent
  • Un modèle d'assiduité identique quelle que soit la modalité
  • Un décompte de séances qui reste juste après les reports