La plupart des établissements pratiquent déjà la formation multimodale sans l'avoir décidé : un cours en présentiel, un rattrapage en visioconférence, un module de révision en autonomie, une séance enregistrée pour ceux qui n'ont pas pu venir. Ce qui manque rarement, ce sont les modalités. Ce qui manque, c'est un système capable de les compter ensemble.
Le symptôme est facile à reconnaître : la direction sait combien de cours ont eu lieu en salle, et se trouve incapable de dire combien de séances ont été assurées au total, toutes modalités confondues. Chaque modalité a son outil, donc son propre décompte, et aucun ne se rapproche des autres.
Une plateforme de formation multimodale se juge sur ce point précis. Voici les critères à vérifier, formulés pour être testés pendant une démonstration. Si vous cherchez plutôt à comprendre par quel mécanisme cette unification fonctionne, notre article sur la façon dont une plateforme multimodale unifie la formation traite le sujet en détail.
Qu'est-ce qu'une plateforme de formation multimodale ?
C'est une plateforme où la modalité est un attribut de la séance, et non le critère qui décide dans quel outil la séance existe. Une séance en présentiel, une séance à distance et un enregistrement mis à disposition sont trois variantes du même objet, rattachées au même cours, au même groupe et au même calendrier.
Le contre-exemple est répandu : un logiciel d'emploi du temps pour le présentiel, un outil de visioconférence pour la distance, un espace de dépôt pour les enregistrements. Chacun fonctionne, et l'ensemble ne produit aucune vue commune.
Comment vérifier que la modalité est bien un attribut de la séance ?
Demandez à créer une séance en présentiel, puis à la basculer en séance à distance sans la supprimer. Si l'opération oblige à effacer l'entrée du calendrier et à en créer une autre ailleurs, la plateforme ne gère pas la multimodalité : elle héberge deux outils dans la même interface.
Sur EFAIX, une séance est déclarée comme séance en ligne, séance en présentiel ou enregistrement déposé, et cette nature est une propriété de la séance elle-même. Elle peut donc changer sans que la séance perde son cours, son groupe ni son horaire.
La plateforme impose-t-elle son propre outil de visioconférence ?
C'est un critère de coût et d'adoption. Un établissement qui utilise déjà un outil de visioconférence pour ses réunions n'a aucune raison d'en changer parce qu'il change de LMS, et les enseignants n'ont aucune envie de réapprendre une interface.
La bonne réponse est donc l'ouverture : la séance à distance est décrite dans la plateforme et s'appuie sur l'outil déjà en place, Google Meet, Zoom, Teams, Webex ou un autre lien. C'est ce que permet EFAIX. Une plateforme qui impose sa propre visioconférence vous fait acheter deux fois la même chose.
L'assiduité fonctionne-t-elle dans les trois modalités ?
C'est la vérification la plus discriminante, et elle est presque toujours oubliée. Une présence relevée en salle et une présence relevée en séance à distance doivent produire le même type d'enregistrement, avec les mêmes statuts, pour alimenter le même suivi.
Quand ce n'est pas le cas, l'établissement se retrouve avec deux histoires parallèles pour le même apprenant, et aucun moyen d'en tirer un cumul d'absences fiable. Demandez explicitement à voir le relevé d'assiduité d'un groupe ayant suivi la semaine en présentiel et la suivante à distance.
Comment sont traitées les séances annulées ou reportées ?
Une plateforme multimodale sérieuse distingue une séance à venir, en cours, terminée, annulée et reportée, et conserve la date initiale d'une séance reportée. Sans cette distinction, une séance déplacée disparaît de l'historique et le décompte des séances assurées devient faux.
C'est le modèle appliqué sur EFAIX, où une séance reportée conserve la trace de sa date et de son horaire précédents. Posez la question sous cette forme concrète : après trois reports dans le trimestre, combien de séances la plateforme dit-elle avoir assurées ?
Les enregistrements font-ils partie du dispositif ?
Ils doivent en faire partie, à condition d'être rattachés à la séance dont ils proviennent et non déposés dans un dossier séparé. Un enregistrement rattaché reste consultable par le bon groupe, à sa place dans la chronologie du cours, sans lien à partager ni droits à gérer à la main.
Vérifiez également le cas de l'enregistrement déposé sans séance en ligne préalable, par exemple un cours filmé en salle. Une plateforme qui ne sait traiter que les enregistrements de visioconférence couvre la moitié du besoin.
Quels indicateurs unifiés la direction obtient-elle ?
Le seul qui compte vraiment est le volume de séances assurées par groupe, toutes modalités confondues, comparé au volume prévu. Il ne devient calculable qu'à partir du moment où les trois modalités sont des variantes d'un même objet.
Écartez en revanche les tableaux de bord qui séparent d'emblée le présentiel et le distanciel : ils reproduisent dans l'affichage la division que vous cherchiez précisément à supprimer.
Les vérifications à faire en démonstration
- Basculer une séance du présentiel vers la distance sans la recréer
- Confirmer que la modalité est une propriété de la séance
- Vérifier la compatibilité avec l'outil de visioconférence déjà en place
- Faire relever l'assiduité en salle et à distance, puis comparer les relevés
- Contrôler les états d'une séance : à venir, en cours, terminée, annulée, reportée
- Vérifier qu'une séance reportée conserve sa date initiale
- Rattacher un enregistrement à sa séance, sans partage de lien manuel
- Tester le cas d'un cours filmé en salle, sans visioconférence
- Obtenir le volume de séances assurées par groupe, toutes modalités confondues
